Un grand < MERCI > !

En préparant un sondage d'opinion pour connaître un peu mieux l'avis de sa « base », le comité du CVPITL espérait réussir à mobiliser un peu plus des 30 % de membres se déplaçant habituellement aux assemblées générales. Une participation de 50 % nous aurait réjouis. Grâce à vous nous somme « comblés » !

Ce succès démontre clairement que la grande majorité des logopédistes indépendants s'inquiète pour son avenir professionnel. Des conclusions intéressantes pourront être tirées de vos réponses, mais le comité est victime du succès de son sondage ! L'analyse des résultats prendra un peu de temps.

Par chance, le canton rencontre des problèmes assez similaires. Aux dernières nouvelles, l'entrée en vigueur des nouvelles dispositions légales n'est pas envisagée avant 2012 ou 2013. Il faut reconnaître que ces nouvelles dispositions concernent tout l'enseignement spécialisé, enfants en institution, classes spéciales, PPLS, etc.  La logopédie n'est donc qu'une petite partie de ce problème et la logopédie indépendante encore moins importante, même si nous avons parfois eu l'impression que c'était ce domaine qui inquiétait le plus les responsables des budgets.

En l'absence d'analyses statistiques et financières publiées et aisément consultables, il est difficile de faire des projections quant aux coûts futurs de l'enseignement spécialisé. Or, la logopédie indépendante présente l'avantage d'une grande souplesse dans la mobilisation des compétences et la disponibilité des thérapeutes, ce qui lui permet d'intervenir précocément. En plus, s'appuyant sur une longue habitude de collaboration avec les médecins, un diagnostic étiologique recherché d'emblée permet d'approcher une efficacité optimale des traitements. Une analyse plus précise des coûts permettrait très probablement de démontrer qu'en investissant plus sur la logopédie indépendante, l'Etat aurait la possibilité de réaliser des économies dans d'autres secteurs de l'enseignement spécialisé. En effet, un enfant bien traité a moins de risques de poursuivre son parcours scolaire en classe spéciale ou en institution. Malheureusement le système des enveloppes budgétaires par secteur ne permet pas de gérer ces besoins financiers de manière globale. 

On peut espérer qu'à long terme les statistiques fédérales issues des dispositions de la CDIP permettront de mieux comparer le coût des mesures en fonction des différentes politiques cantonales. Mais nous n'attendons pas de chiffres avant ... 2025 ! ! !  

Votre comité                                                                                                                            Mai 2010