Les enjeux de l'année 2009-2010

L’accord intercantonal sur la pédagogie spécialisée, déjà accepté par 7 cantons, dont le nôtre, entrera en vigueur sans aucun doute au 1er janvier 2011. Ainsi, dès le 1er juillet suivant, tous les cantons adhérents seront tenus de disposer de leur propre législation. Cela implique que la réglementation transitoire obligeant les cantons à garantir, entre autres pour la logopédie, des prestations identiques à celles de l’AI seront caduques. Dans le respect des exigences induites par l'accord intercantonal, chaque canton pourra décider librement de la manière dont il entend gérer ces prestations.

Si cette liberté cantonale est bien compréhensible pour tout ce qui touche aux aides scolaires, aux classes spéciales et aux institutions spécialisées, il n’en va pas de même pour les mesures pédago-thérapeutiques, surtout lorsqu’elles sont appliquées dans le cadre du traitement d’un handicap et non d’un soutien à l’enseignement.

En l’absence de toute disposition fédérale contraignante et sans l’appui des associations professionnelles supra-cantonales, contraintes de se taire pour ne pas froisser leurs membres employés dans les services scolaires, les logopédistes indépendants vont devoir se battre seuls pour faire reconnaître leurs droits, la valeur de leurs prestations et défendre les intérêts de leurs patients malades ou handicapés. L’alternative à ce combat pour la logopédie indépendante n’est rien de moins que l’étatisation complète de la profession, qui perdrait sa qualité d’indépendance, en même temps que l’on verrait définitivement disparaître pour les patients le libre choix du thérapeute.

Pour que le parlement cantonal puisse adopter la nouvelle législation avant la fin de l’année 2010, c’est dans le courant de cette prochaine année scolaire que vont s’élaborer les dispositions légales qui devront remplacer l’arrêté sur la logopédie de décembre 2007. Pour réussir cette difficile négociation et faire valoir les arguments soutenant l’exercice libéral de la profession, nous avons besoin du soutien de chacun, y compris des médecins indépendants, eux aussi menacés à très long terme d’une nationalisation de la profession.

Il convient de défendre : - des exigences de qualité, de supervision et d’efficacité identiques pour les thérapies effectuées en privé  comme dans le cadre scolaire ; - la reconnaissance des formations par les associations professionnelles et non par les administrations ou les assureurs ; - la gestion et le financement des traitements logopédiques par un organisme indépendant des structures scolaires !

Là seront les enjeux de cette prochaine année.

 

Comité du CVPITL                                                                                         Septembre 2009

 

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